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Surpopulation : un sentiment généralement partagé, mais peu ressenti
Quand on leur demande ce qu’ils en pensent, la plupart des français répondent que le monde est surpeuplé. Cependant aucun sondage à notre connaissance ne présente le sentiment de vivre dans un pays surpeuplé comme une de leurs préoccupations majeures. En réalité la question ne leur est jamais posée. L‘Institut Montaigne (2024) a fait réaliser un sondage à la suite du net recul des naissances (-7 %) annoncé pour 2023. Il en résulte que 60 % des Français estimaient qu’il s’agit d’un problème pour le pays, dont 20 % tout à fait et 40 % plutôt. Seulement 40 % ne considèrent pas cela comme un problème, dont 31 % pas vraiment et 9 % pas du tout. Pour expliquer les raisons de la baisse du nombre d’enfants par femme, les Français, à qui l’on demandait de citer deux raisons parmi 9, évoquaient en premier lieu les difficultés économiques et la crise du pouvoir d’achat (54 %), précédant de peu le fait de ne pas avoir envie de faire grandir un enfant dans le monde actuel (écologie, guerres, Covid, etc.) et le futur qui s'annonce (51 %). Derrière ces deux motifs nettement en tête, moins de 2 Français sur 10 citaient les raisons suivantes :
Dans ce sondage, la question de la surpopulation, dans le monde et en France, n’était pas posée, considérée sans doute comme non pertinente par les commanditaires de cette étude. On observe que peu de nos concitoyens estiment avoir trop de monde autour d’eux, excepté dans des situations particulières, par exemple quand ils sont en vacances et veulent jouir d’une certaine tranquillité. Il semble que le sentiment de surpopulation soit plutôt le reflet de préoccupations plus larges, telles que l’immigration ou la densité de population dans les grandes villes. Les campagnes au contraire, où la densité de population n’a cessé de décroitre depuis le début de l’ère industrielle, sont généralement considérées comme sous peuplées. La plupart de nos concitoyens travaillent intensément et consacrent beaucoup de leur temps libre à regarder des séries sur Internet. Dans ces conditions, ils trouvent commode d’avoir en ville tout ce dont ils ont besoin à portée de la main : essentiellement l’emploi, la nourriture, la culture, la salle de sport, le médecin, de quoi bricoler, …. Il y a certes trop de monde dans le métro aux heures de pointe, mais heureusement on n’y reste pas longtemps. Toutefois la moindre panne de métro, le moindre retard de train, la moindre grève suscitent des indignations violentes. Pendant la période sacrée des vacances, on se plaindra des embouteillages, des coûts de stationnement (surpopulation automobile !) et de l’envahissement des sites naturels (il faut faire la queue pour monter au Mont Blanc, le chemin de l’Everest est jonché de détritus, …) et historiques (Le Mont St Michel, Venise, …), mais la plupart seront heureux d’aller sur des plages bondées et bruyantes. Le niveau de vie des français leur permet ainsi en général de s’accommoder des pointes de densité de population, soit pour en profiter (accès facile à tous les services, au travail, aux divertissements, …) soit pour les oublier assez vite (embouteillages, …). Le fait que la surpopulation en France ne soit pas personnellement ressentie par beaucoup de nos concitoyens ne constitue pas une preuve qu’elle n’existe pas. En réalité, parmi les autres sujets qui inquiètent les français, la plupart sont liés à la surpopulation, sans que cela ne soit dit en général : changement climatique, perte de biodiversité, difficultés à assurer la fin du mois, chômage, immigrations, criminalité, etc. C’est pourquoi il est important de comprendre les conséquences de la surpopulation et d’examiner comment une action sur la démographie pourrait contribuer à améliorer la situation dans d’autres domaines, notamment dans la qualité de la vie.
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Les écologistes ne peuvent plus agiter l'épouvantail du nucléaire en ce moment, puisqu'à la suite de leur activisme de ces dernières décennies nous sommes maintenant en passe de manquer d'électricité cet hiver, à cause du manque d'investissement et d'entretien dans ce domaine ces dernières années. Il leur faut d'autres épouvantails pour effrayer et mobiliser le bon peuple. Peu importe que les bassines soient un vrai sujet ou pas, il y a du pour et du contre. Si la présence des bassines est locale et visible, on n'est pas même certains si on en croit le BRGM que leurs impacts soient nécessairement négatifs. En tout cas la présence des bassines ne risque pas de conduire à une catastrophe nationale comme cela a été le cas pour l'opposition au nucléaire. C'est typiquement une attitude politicienne, alors que l'écologie devrait conserver sa pureté d'intention en se fixant des objectifs beaucoup plus élevés.Une idée m'est venue en relisant le Nouveau Testament. Comme je n'ai pas vu cette idée circuler jusqu'à présent, je la partage. Qu'en pensez-vous?
Nous n’échapperons pas à 40 années très difficiles, l’éclaircie ne pourra venir qu’après. Les plus anciens d’entre nous ont connu les « trente glorieuses », qui n’ont pas été heureuses pour tous, mais ont été marquées par une forte croissance économique entre 1945 et 1975. Dans les décennies qui ont suivi, nous nous sommes rendu compte que beaucoup de choses commençaient à aller de travers, mais les idéologies productivistes se sont imposées. N’ayant pas su réagir à temps, nous sommes partis aujourd’hui pour quarante années difficiles, pour ne pas dire quarante ans de malheur. Nous ne pouvons pas y changer grand-chose, et nous allons devoir faire le gros dos, mais nous pouvons préparer des années plus heureuses au-delà de 2060, à condition de nous en occuper dès maintenant. Ce sont surtout les deux scénarios SSP1 et SSP5 du GIEC qui conduisent à une décroissance importante de la population après 2060, se situant à peu près au niveau de 2010. Ces deux scénarios apparaissent alignés avec les visions politiques généralement mises en avant par l’Union Européenne et certaines ONG, d’une part, et par les Etats-Unis et certains industriels, d’autre part. Il s’agit dans le premier cas, celui du SSP1, d’un développement « durable », et dans le second cas, le SSP5, d’un développement basé sur les combustibles fossiles.
Depuis son premier rapport d’évaluation publié en 1990, le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) présente des descriptions de ce que pourraient être les changements climatiques, leurs causes et leurs conséquences, généralement jusqu’à l’année 2100, sous forme de scénarios, c’est-à-dire de courbes illustrant l’évolution en fonction du temps de tel ou tel paramètre, comme les émissions de gaz carbonique ou la température moyenne à la surface du Globe. |
AuteurMarc Gillet Archives
Octobre 2025
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